Retour 20 août 2014

LE CAMIONNAGE A GRANDEMENT CONTRIBUÉ AU DÉVELOPPEMENT DU TERRITOIRE QUÉBÉCOIS.

Au Québec, tout particulièrement, le transport par camion est plus vital que dans les autres provinces canadiennes et cela peut s’expliquer par le fait que le Québec, avec 29 % de la population canadienne, ne possède que 11 % de tout le réseau ferroviaire canadien alors que l’Ontario, par exemple, compte plus de deux fois ce pourcentage, de même que les provinces des Prairies.


Ce fait a été souligné à la Chambre des Communes, en 1952, par l’Hon. Jean-Francois Pouliot, alors qu’il était député du Témiscouata.

 

M. Pouliot a révélé qu’avant la venue du transport routier, au point de vue des services généraux de transport, le Québec était nettement désavantagé et que seulement certaines régions desservies par le rail étaient en voie de développement.

 

Les progrès de l’industrie du camionnage en ont heureusement atténué les inconvénients. Prenons l’exemple de l’Abitibi, dont le gros du commerce se dirigeait du côté de l’Ontario, parce que l’aménagement des installations ferroviaires faisait pencher la balance dans cette direction.

 

La construction de la route Mont-Laurier-Senneterre et l’expansion des services de camionnage ont renversé la situation au profit de Montréal. C’est encore le transport qui a permis le développement de la région de Chibougamau et celle de Matagami, avant que le chemin de fer vienne à son tour profiter des richesses déjà connues des géologues cinquante ans auparavant.

 

Un autre exemple frappant est celui de la Gaspésie et de la Cote-Nord, régions qui n’ont été développées que grâce au camion. Et encore la croissance économique de ces régions est relativement récente puisque nos gouvernements ont tardé à construire des routes propices à la circulation lourde. C’est à la fin de l’année 1960 que la compagnie Sept-Îles Express a inauguré officiellement un service de transport régulier des marchandises à longue distance entre Montréal et Sept-Îles en passant par Québec.

 

La route Sept-Iles-Baie-Comeau, commencée en 1950, n’a été ouverte à la circulation que le 20 novembre 1960. Plus près de nous, le gigantesque projet du développement de la Baie James dont la réalisation aurait été impossible sans le camion, qui est le seul mode transport terrestre. Pour relier le chantier même au monde extérieur, on a construit une route de 400 milles au coût de plusieurs millions de dollars. Cette route part de Matagami et se rend au site LG-2. Si le camion n’eut été offert, on ne pourrait pas parler aujourd’hui de Manic 5 ni d’autres grandes centrales hydroélectriques de la Cote-Nord.

 

Même si les travailleurs empruntent l’avion pour se rendre aux chantiers de la Baie James, c’est par la route que parviennent les marchandises et l’équipement indispensables aux travaux. En 1975, plus de 50 000 tonnes de marchandises ont été expédiées à LG-2 par camion, ce qui représente plus 5 000 voyages de camion. Au plus fort des travaux, en 1980, le tonnage annuel de marchandises transportées a atteint 350 000 tonnes. En comparaison, le tonnage aérien représente à peine 5 000 tonnes.

À cette route, s’ajoute le chemin en construction de 400 milles qui se rendra jusqu’au site du réservoir de la Caniapiscau, tout près de Schefferville. Ces routes sont nettement plus larges que la majorité des voies publiques de la province. Elles sont construites sur un terrain généralement plat et sont bien entretenues de sorte que les camions, les seuls véhicules qui y soient encore admis peuvent circuler en toute sécurité à une vitesse moyenne de 50 milles à l’heure. Cette vitesse sera certes augmentée lorsque l’asphaltage sera terminé.




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